Monthly Archives: novembre 2018

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Patrimoine immobilier de l’Etat

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Patrimoine immobilier de l’Etat: 563 bâtiments géo-localisés et 1 083 terrains appartenant à l’Etat dans la ville de Ouagadougo.

Le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement veut avoir une maîtrise du patrimoine immobilier de l’Etat sur l’ensemble du territoire burkinabè. Dans cette optique, une étude qui a concerné la région du Centre et particulièrement la capitale, Ouagadougou, avait été lancée le 03 août 2018. Ce mardi 06 novembre 2018,  la Direction générale des Affaires immobilières et de l’équipement de l’Etat (DGAIE), en collaboration avec le Programme d’appui à la gestion publique et aux statistiques (PAGPS), a tenu un atelier d’examen et de validation du rapport de l’étude du recensement géo-référencé et valorisé du patrimoine immobilier de l’Etat produit par les experts. L’ouverture de cet atelier d’examen et de validation du rapport de l’étude a été présidée par la Directrice générale des Affaires immobilières et de l’équipement de l’Etat, Edith BELEM/DAMIBA.  Selon Edith BELEM/DAMIBA, ce rapport produit par des experts qui ont visité les structures administratives situées dans la capitale  Ouagadougou avec l’accompagnement des comptables-matières fait ressortir provisoirement environ 563 bâtiments géo-localisés et 1 083 terrains appartenant à l’Etat dans cette seule ville.

Pour elle, cette étude revêt une importance capitale pour la DGAIE, car elle marque le début d’un processus qui va s’étendre aux autres régions du Burkina Faso afin de permettre une meilleure connaissance du patrimoine immobilier de l’Etat au plan national. L’enjeu, à terme, est de permettre à la DGAIE, représentant légal de l’Etat de disposer d’une bonne base de données du patrimoine immobilier de l’Etat; de produire, dans le cadre de la tenue de la comptabilité matières de l’Etat, le compte central des matières et de contribuer efficacement à la production du bilan d’ouverture de l’Etat en 2019; et de mettre en œuvre efficacement la politique immobilière de l’Etat dont la finalité est la maîtrise des charges de fonctionnement de l’Etat.

De l’avis de l’expert géomètre-topographe, Anselme Pascal KABRE, cette étude va constituer une grande avancée dans la localisation du patrimoine de l’Etat. A l’entendre l’étude du patrimoine immobilier de l’Etat dans la ville de Ouagadougou ne s’est pas faite sans difficultés. Ces difficultés se résument au manque d’archives. Concernant le patrimoine bâti, sur plus de 400 bâtiments recensés et géo-localisés, a indiqué M. KABRE, l’équipe enquêteuse a trouvé seulement 5 décisions d’affectation de terrains à l’administration. Les problèmes d’immatriculations des terrains de l’administration se posent avec acuité. S’agissant du patrimoine non bâti, l’étude a révélé que pour les réserves,  tous types confondus (réserves administratives, foncières, espaces verts), il y a lieu de procéder à une vérification des titres de propriété, car beaucoup de ces réserves sont occupées illégalement. L’expert géomètre-topographe a confié que sur 1083 réserves géo-localisés, environ le tiers appartient aux confessions religieuses. Les jardins occupent 37 réserves; 23 réserves pour le sport ; 22 réserves occupées par  les maquis et 9 réserves font office  de cimetières. Le non bâti représente 490 et le bâti 215.  «Selon l’analyse des données, près de 50% du patrimoine de l’Etat est dans les mains du privé, parce que même dans le bâti, il y a des occupants illégaux, des tentatives de récupération du patrimoine de l’Etat», a confié Anselme Pascal KABRE.

Selon le chef de Projet finances publiques du Programme d’appui à la gestion publique et aux statistiques, Halidou OUEDRAOGO, l’initiative de réaliser une telle étude vise à  permettre à l’Etat de connaître son patrimoine, car généralement, dans les documents, tous les ministères et institutions ont une connaissance vague de leurs patrimoines bâtis et non bâtis. Aujourd’hui, conformément aux bonnes normes de gestion, il est demandé à l’Etat d’évaluer le coût de son patrimoine. On ne peut connaître effectivement la valeur de son patrimoine que si on arrive d’abord à l’identifier physiquement.

Quant au chargé de la mise en œuvre de la comptabilité des matières, Norbert KASSA, il a indiqué que l’usage de ces résultats d’inventaire de biens immobiliers bâtis et non bâtis de l’Etat dans la ville de Ouagadougou consistera à les sécuriser en tant que données informatisées géo-référencées, les utiliser en les reversant dans les comptes des matières pour tenir désormais une comptabilité des matières dont les informations, in fine, seront reversées dans les comptes du Trésor pour aboutir à la comptabilité patrimonial de l’Etat. Ce qui constituera de son avis, un pas, une avancée significative dans la tenue de la comptabilité générale du Burkina Faso.


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Elaboration du Projet de budget-programme 2019-2021

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Elaboration du Projet de budget-programme 2019-2021 du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement: Le ministre de l'Economie, des Finances et du Développement devant la COMFIB

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI  a été auditionné par  la Commission des finances et du budget (COMFIB) de l’Assemblée nationale, dans la matinée de ce vendredi 26 octobre 2018, à Ouagadougou. Cette audition a porté sur le projet de budget-programme  2019-2021 de son département. Après avoir introduit l’ordre du jour, le président de la séance d’audition, le député Moussa TINDANO, a invité madame  le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement  à présenter le projet de budget-programme 2019-2021 de son département.

Selon Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI, le budget-programme, cadre d’opérationnalisation de la politique sectorielle sur la période 2019-2021, offre au ministère de l’Economie, des Finances et du Développement et aux autres acteurs du secteur, un référentiel d’orientation de l’action gouvernementale en matière d’économie, de finances publiques, de planification stratégique et de prospective. Il est estimé à un coût global de 660 milliards 474 millions de F CFA sur la période 2019-2021, à travers 7 programmes qui ont été identifiés. Le coût annuel pour l’année  2019 est de 211, 552 milliards de F CFA.

A l’entendre, les programmations totales des crédits de paiement du ministère en 2019 s’élèvent à 104, 52 milliards 601 mille F CFA avec 16 milliards 720 millions 892 mille F CFA d’autorisation d’engagement répartis entre 7 programmes assortis de résultats attendus. Les sept programmes sont: la gestion macroéconomique et pilotage du développement; la mobilisation et la gestion des ressources budgétaires; la programmation budgétaire et la gestion des dépenses; la gestion des comptes publiques  et la sauvegarde des intérêts financiers et du patrimoine de l’Etat; le contrôle, l’audit des finances publiques et la lutte contre la fraude et le faux; la gestion des relations économiques et financières internationales; le pilotage et le soutien aux services du ministère.  En plus de la situation des sept programmes, le département de l’Economie, des Finances et du Développement supporte la dotation de la charge financière de la dette qui s’élève sur la période 2019-2021 à près de 348 milliards de F CFA comme dette extérieure. «Les activités ont été budgétisées par nature de dépenses en mettant l’accent sur les projets d’investissement», a expliqué Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI.

Pour madame le ministre de l'économie, des finances et du développement, son département doit faire face à huit défis majeurs au cours de l'année  2019. Il s'agit  de la mise  en cohérence les instruments et les dispositifs de validation et de développement; du renforcement de l’appareil statistique national; de la dotation en capacités d’analyse et prévisions économiques ; de  la mise en œuvre les réformes institutionnelles, organisationnelles et règlementaires; de la poursuite et l’accentuation des efforts dans le domaine de l’aménagement du territoire; de  l’optimisation et la mobilisation des ressources pour le financement du développement; de la rationalisation des dépenses promouvant la transparence et la reddition des comptes; du renforcement et de la réduction significative des phénomènes de la fraude et de la corruption.

Après l’exposé du ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, la sous-commission technique de la Commission des finances et du budget ayant examiné le projet de budget du MINEFID, par la voix du député Laurent ZONGO, a soumis les questions retenues pour être portées au débat. Ces questions sont relatives aux dispositions prises par le MINEFID pour que le programme «mobilisation et gestion des ressources budgétaires» atteigne ses objectifs; les difficultés de mises en œuvre des projets et programmes liées au déblocage tardif de la contrepartie nationale; la situation de l’exécution de la charge de la dette publique, et les retombées économiques du rétablissement des relations entre le Burkina Faso et la République de Chine populaire. Par ailleurs, les députés ont posé des préoccupations relatives, entre autres, au climat social délétère au sein du département et les dispositions prises pour le résorber; l’élaboration du cadastre fiscal, le transfert de compétences de COTECNA aux douanes; l’opérationnalisation des régies de recettes dans les banques; et la part du budget réservé à  l’accompagnement des régies de recettes pour améliorer le recouvrement. A ces préoccupations, le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI, le ministre délégué chargé du Budget, Edith Clémence YAKA et les équipes techniques du département ont, tour à tour, apporté des éléments de réponse. A entendre madame le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, la difficulté liée au déblocage de la contrepartie nationale réside parfois sur l’inexistence de projets. «Tant que le projet n’est pas créé, on ne peut pas adosser une contrepartie», a-t-elle fait savoir. Sur les relations diplomatiques avec la République populaire, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI, a indiqué qu’au niveau mondial, elle représente le premier partenaire en matière de performances économiques. Répondant à la préoccupation sur la part du budget réservé à l’accompagnement des régies de recettes, le Directeur de l’administration et des finances du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement, Sidwayan Eric KOMPAORE, a confié qu’elle est passée de 1,5 milliards de F CFA en 2016  à 4 milliards de F CFA en 2018 et pour le projet de budget de 2019 elle se chiffre à 4,5 milliards de F CFA.  En réponse à une préoccupation d’un des députés relative aux restes à recouvrer, la Directrice générale adjointe des impôts, Brigitte SAMMA/YAMEOGO, a laissé entendre qu’à la date de fin septembre 2018, plus de 38 milliards de F CFA ont été recouvrés sur environ 369 milliards de F CFA de stock de reste à recouvrer.


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Lancement 14e édition de la SNI

Category : communiquer

La 14e édition de la Semaine Nationale de l’Internet de tiendra du 20 au 24 novembre 2018 sous le thème : Innovation numérique pour la transformation structurelle de l’économie et de la société.

 

La semaine nationale de l’internet va s’articuler autour de plusieurs thèmes. Madame la ministre du développement de l’économie numérique et des postes a ainsi procédé au lancement de la 4e édition du concours « Génie TIC ». Ce concours de jeune talent va permettre de recommencer les meilleur site web, le génie logiciel et le meilleur hackaton.

Dans le souci de promouvoir et de vulgariser l’internet et les autres technologies de l’information et de la communication ont été lancée la campagne d’initiation aux TIC et la journée de solidarité numérique.


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19ème conférence annuelle des agents comptables des Etablissements publics de l’Etat

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19ème conférence annuelle des agents comptables des Etablissements publics de l’Etat : Consolider les comptes de l’Etat avec ceux des Etablissements publics de l’Etat en vue d’améliorer la gestion des finances publiques

La 19ème conférence annuelle des agents comptables des Etablissements publics de l’Etat (CACEPE) se tient du 1er au 03 octobre 2018, à Ouagadougou sur le thème: «La contribution des Etablissements publics de l’Etat à la mise en œuvre des recommandations issues de l’évaluation de la performance du système de gestion des finances publiques (GFP) suivant la méthodologie du cadre PEFA». L’ouverture des travaux a eu lieu ce lundi 1er octobre sous la présidence du ministre délégué chargé du Budget, Edith Clémence YAKA, représentant le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement. Cette 19ème conférence annuelle devra permettre, selon le Directeur général du Trésor et de la comptabilité publique, Abraham OUATTARA,  aux agents comptables des Etablissements publics de l’Etat (EPE) de cerner la dépendance, ainsi que la nécessaire complémentarité entre les finances publiques de l’Etat central et celles de leurs institutions, mais aussi elle devra permettre de passer en revue les difficultés que ceux-ci rencontrent dans l’exercice de leur fonction.

Selon la représentante du ministre en charge de l’Economie, des Finances et du Développement, l’évaluation des performances du système de gestion des finances publiques du Burkina Faso suivant la méthodologie du cadre PEFA remonte à l’année 2007. Son champ d’évaluation concerne l’administration centrale constituée des ministères et institutions relevant du budget de l’Etat, les Etablissements publics de l’Etat et les organismes de sécurité sociale. A entendre Edith Clémence YAKA, la dernière évaluation du système de gestion des finances publiques du Burkina Faso, qui a eu lieu en 2017, a porté sur les évolutions et changements intervenus suite aux actions de réformes engagées depuis 2013. Cette évaluation a abouti à des recommandations devant permettre d’améliorer la notation du Burkina Faso. De sons avis, en choisissant de se pencher sur «la contribution des Etablissements publics de l’Etat à la mise en œuvre des recommandations issues de l’évaluation de la performance du système de gestion des finances publiques (GFP) suivant la méthodologie du cadre PEFA», les agents comptables des EPE démontrent leur capacité à s’adapter aux évolutions récurrentes et nécessaires dans le domaine des finances publiques, à jouer leur partition dans le défi de la réforme de la gestion publique, et à participer à l’œuvre de modernisation de l’Etat dans laquelle le gouvernement s’est engagé. 

 A l’ouverture des travaux, le ministre délégué chargé du Budget a exhorté les participants à mener des réflexions qui puissent leur permettre de cerner la notion et la méthodologie du cadre PEFA, ses indicateurs de performances, ses forces et ses faiblesses en vue de faire une lecture avisée des performances réalisées par les EPE suivant cette méthodologie lors de l’évaluation de 2017 et de cerner l’impact des performances des EPE sur la performance globale des finances publiques. «J’ai l’intime conviction que les actions de mise en œuvre des recommandations de l’évaluation vont induire des réglages d’ordre fonctionnel, organisationnel, voire institutionnel», a déclaré Mme YAKA.

Selon le Directeur général du Trésor et de la comptabilité publique, Abraham OUATTARA, le cadre PEFA est un référentiel international qui permet d’évaluer les performances de la gestion des finances publiques. Il concerne le budget, la comptabilité, la restitution, etc. «On a adopté un référentiel dans lequel on veut consolider les comptes de l’Etat avec ceux des organismes publics tels que les Etablissements publics de l’Etat. C’est dans ce cadre que le PEFA nous a recommandé de faire davantage d’efforts pour pouvoir mieux prendre en compte, et à bonne date, les données statistiques des Etablissements publics de l’Etat afin que les comptes de l’Etat soient plus complets», a laissé entendre M. OUATTARA. L’intérêt pour le Burkina Faso d’appliquer les recommandations du cadre PEFA, a-t-il expliqué, c’est de lui permettre d’améliorer son score. Plus vous avez les bons scores, cela veut dire que vos finances publiques sont mieux gérées. Et dans vos relations avec les partenaires, vous êtes davantage respectés, si la qualité de la gestion des finances publiques est conforme aux standards internationaux. Pour lui, les attentes de cette 19ème CACEPE, visent à permettre aux agents comptables de prendre connaissance de ce qui est attendu des EPE en matière d’amélioration de l’évaluation PEFA. Cette évaluation a eu lieu chaque quatre ans ou par moment chaque deux ans, selon le dispositif mis en place. 


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Programme burkina startup

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Programme Burkina Startups: 28 nouvelles startups vont bénéficier d’un financement d’un milliard de F CFA

Lancé officiellement le 11 juillet 2017, le programme Burkina Startups, poursuit son chemin dans le financement de projets des jeunes. Après une première remise d’attestations à 12 jeunes porteurs de projets startups en 2017, le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement, à travers le Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES), vient de procéder, à nouveau, à la remise officielle d’attestations d’admission au Programme «Burkina Startups» pour le compte de la première session de l’édition 2018. La cérémonie de remise d’attestations a eu lieu ce jeudi 04 octobre 2018 dans l’enceinte du ministère sous la présidence de Madame le ministre, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI.

Ils sont au total 28 nouveaux projets  qui vont bénéficier du financement du FBDES.  Il s’agit, entre autres, de Building Strong and Fast, M’YAABA, Dunia Payment, Nice Concept, Mas Distribution, Ovoproduits du Faso, Farafina Agri-Funding, AfriqueSynergie, Econut, Synagro, Alliothsystem, Top Oignon. Ces projets startups sélectionnés au regard de leur pertinence et de leur valeur intrinsèque œuvrent dans des domaines divers tels que l’élevage, l’énergie, l’industrie, la santé, l’immobilier, la Banque assurance et finance, l’éducation et  la formation, les TIC, la transformation agroalimentaire, etc.

Pour le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, après deux années de mise en œuvre, le programme Burkina Startups connaît des résultats satisfaisants. De son avis, les lauréats de ce programme vont contribuer à la transformation structurelle de l’économie burkinabè. Tout en les invitant à utiliser de façon rationnelle les ressources affectées par l’Etat pour la réalisation de leurs projets et à persévérer dans l’effort, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI a affirmé que le gouvernement travaillera à créer des conditions favorables à l’émergence des startups au Burkina Faso, malgré un contexte et un environnement sécuritaire difficiles. «Vous devez vous imposer des normes de gestion. Vous devez avoir une bonne gouvernance au sein de vos entreprises et une discipline interne. Ce que vous avez comme défi, c’est de prouver au gouvernement qu’il avait raison d’avoir confiance aux jeunes et d’investir en eux», a-t-elle conseillé. Par ailleurs, elle a saisi l’occasion pour féliciter le président du Conseil d’administration du FBDES, Naby Abraham OUATTARA,   appelé à d’autres fonctions pour le compte du FMI en Guinée Conakry.

Selon le président du Conseil d’administration du Fonds burkinabè de développement économique et social, Naby Abraham OUATTARA, par ailleurs, Directeur général du Trésor et de la comptabilité publique, pour l’année 2018, deux sessions ont été organisées. La première, qui a débuté en mars 2018, a permis de sélectionner 28 startups pour un besoin de financement d’un milliard de F CFA, la formation d’au moins 100 promoteurs de startups, la maturation de 28 projets d’entreprises et la formalisation de 28 projets en entreprises. A l’entendre, la seconde session qui est en cours enregistre déjà la présélection de 36 dossiers pour un besoin de financement global d’environ un milliard cent quatre millions de F CFA.

Pour le porte-parole des 28 lauréats du fonds, Hassan Cédric ZOUNGRANA, c’est une réelle opportunité que le gouvernement offre aux jeunes burkinabè. Habituellement on avait des idées, a-t-il poursuivi,  mais il n’y avait pas de financement. Mais maintenant ce qu’on nous demande, c’est d’avoir de bonnes idées et de participer à un concours pour avoir le financement. «Nous ne pouvons qu’encourager le gouvernement burkinabè à aller  de l’avant, à promouvoir ces genres d’initiatives et à soutenir les jeunes», a-t-il déclaré.

A entendre le Directeur du Fonds burkinabè de développement économique et social, Blaise Parfait KEMDE, les critères de sélection des projets sont basés d’abord sur la viabilité du projet, son apport pour le pays et la qualité du porteur de projet. «Celui qui veut monter une entreprise compte pour près de 70% dans la réussite du projet; ensuite, il y a la viabilité et la plus-value apportée à notre pays», a-t-il fait savoir.

En rappel, le programme Burkina Startups a pour objectif de favoriser l’émergence des Petites et moyennes entreprises structurantes, innovantes et viables à travers un mécanisme nouveau de financement adapté à l’auto emploi. D’un coût global 10 milliards de F CFA, il vise, à terme, le financement de 500 startups durant les cinq ans de mise en œuvre, la création de 10 000 emplois directs et l’amélioration du taux de viabilité des entreprises financières.


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construction de l’usine

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Construction de l’usine de transformation des fruits et légumes de Loumbila: La Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO accorde un financement complémentaire d’environ 4,60 milliards de FCFA.

Le ministre de l'Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI et le président de la Banque d’investissement et de développement  de la CEDEAO (BIDC), Bachir Mamman IFO, ont procédé, le vendredi 19 octobre 2018 à Ouagadougou, à la signature d’un accord de prêt d’un montant de 8,12 millions de dollars US, soit environ 4 milliards 60 millions de francs CFA. C’était en présence du ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna KABORE.  Cet accord de prêt est un financement complémentaire destiné à achever les travaux de construction de l’usine de transformation des fruits et légumes de Loumbila.

Selon le président de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO, ce financement additionnel porte la contribution globale de son institution sur ce projet à 23, 272 millions de dollars US, soit environ 11 milliards 586 millions de F CFA. Ce nouvel engagement, a-t-il poursuivi, porte à un total de 126 millions d’unités de compte, soit environ 100 milliards de francs CFA, l’ensemble des engagements de la BIDC au Burkina Faso.

Bachir Mamman IFO a particulièrement félicité le gouvernement burkinabè pour les actions entreprises en vue de la relance de cet important projet d’implantation de l’usine de transformation des tomates et mangues qui, de son avis, contribuera à la réduction de la pauvreté grâce à l’augmentation des revenus des populations. «La signature du présent accord confirme, une fois de plus, l’excellente qualité des relations de coopération entre le Burkina Faso et la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO», a-t-il déclaré.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement  a remercié le président du BIDC pour avoir accepté effectuer le déplacement à Ouagadougou pour la signature de l’accord de financement de ce projet qui est beaucoup attendu par les populations.

A entendre le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna KABORE,  ce prêt de la BIDC servira à acquérir des équipements complémentaires de production en vue d’autonomiser certaines opérations critiques; à installer des centres de prétraitement de la tomate sur les sites de production, ce qui permettra de réduire les pertes liées au transport et de créer des emplois industriels locaux; et à achever les travaux du génie civil. Il a, par ailleurs, saisi l’occasion pour exprimer  la gratitude du gouvernement et du peuple burkinabè à la BIDC pour sa grande disponibilité et son engagement à accompagner le Burkina Faso dans l’opérationnalisation de l’usine de Loumbila. «Le gouvernement fonde l’espoir que la réalisation de ce projet tant attendu par les producteurs de tomates permettra de donner une réelle impulsion à sa stratégie d’industrialisation par la transformation de nos matières premières agricoles», a confié le ministre KABORE avant de préciser que la mise en service de l’usine va procurer des revenus aux producteurs de mangues et de tomates, mais aussi  contribuer du même coup à améliorer la rentabilité des différents investissements réalisés. Au regard  des  insuffisances constatées depuis le démarrage des travaux de construction de l'usine en 2006, le ministre en charge du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat a rassuré de son engagement personnel et de celui du gouvernement à prendre toutes les dispositions idoines pour conduire les travaux de finalisation et de sa mise en service.